dimanche 10 avril 2016

LA HAVANE, PLAYAS DEL ESTE, GUANABO




Comment dire en photo toute la poésie qui veut lui sortir des yeux, et toute la passion emprisonnée dans l'expression de son visage? 

Le mot passion viendrait du latin "passio" ou "pati." (Homonyme grec de "pathos") qui veut dire souffrance, action de souffrir, pâtir. (La passion du Christ) Mon vieux petit Larousse illustré 2006 dit à propos de la passion: 


" Mouvement violent, impétueux de l'être vers ce qu'il désire; émotion puissante et continue qui domine la raison.


On entend souvent dire qu'il faut être passionné dans la vie.  Il faut souffrir, et aimer ça en plus? Masochisme? C'est quoi la raison de la passion?  


Tout ce qui donne l'impression de vivre intensément, je suppose. 




Des visages et des gestes qui se racontent:



D'abord, les rêves du poète déçu, 
avec son blues de la rue. 



Les rêves en couleur.


Le rêve brisé d'un homme au soir de sa vie.


Le rêve branché. Hier dans le dos. 
Demain devant soi. 


En garde! 
L'espoir bien déterminé,


Quand ça va mal, ça pourrait être pire. 


Garder l'espoir,


tout en affrontant les épreuves, sans peur,


en évitant les obstacles,


pour finalement atteindre son ciel.


La beauté, la gentillesse, l'intelligence et l'émotion du peuple cubain dans les rues de La Havane

Ce sera long à dire pour me suivre dans ce reportage jusqu'en bas de la page, va falloir que tu prennes ton temps plutôt que de te faire prendre par le temps. 

                                         
TOUT aurait pu distraire et détourner le regard de la mariée. Elle était dans un tourbillon, entourée d'une meute de photographes et de badauds. Elle a quand même pris le temps de poser pour moi, en jurant de la main droite qu'elle ferait une belle photo. Elle a tenue promesse. ;-) Elle a pris le temps, au lieu de se faire prendre par le temps! 

                                            J'aime bien cette photo de la future mariée toute absorbée en elle-même et détendue, quelques minutes avant la cérémonie. 


Quand même spécial l'émotion qui émane d'une personne dans un moment pareil. 


L'auto de la mariée.


Dans la trame de mes rencontres, partout dans le monde, les femmes, les enfants et les vieilles personnes font les photos les plus parlantes, spontanées, expressives et VRAIES. Pour ça, il faut prendre le temps de parler aux gens et de s'intéresser à eux. 



Trois personnalités différentes d'écolières: Réservée, taquine et enjouée. 



Il y a le regard qui traduit le corps fatigué mais le sourire sincère qui reflète l'âme bienveillante de cette jeune femme.




Il y a parfois les scènes de rue spontanées avec des bonhommes colorés.



Il y a aussi des scènes qui captent l'attention sans trop savoir pourquoi. 



On retrouve parfois des expressions qui intriguent.


Il y a l'observatrice observée qui observe les mouvements de la vie citadine.


Le photographe photographié :-)



En voilà un qui prend tellement son temps à observer les passants que sa montre en a oublié le temps et vire à l'envers.

LA JEUNESSE 


C'était la foire du livre ce jour-là à la forteresse El Murro. Les jeunes faisaient la file devant les kiosques de bouquins de tous les pays.



C'était à l'occasion d'une fête organisée dans une cour d'école pour les enfants ayant à vivre avec une déficience intellectuelle.

            

Il y a le désir des ados de se démarquer .






Faire parler l'émotion et la passion des gens par la photo.




À l'instar des autres pays, le pitonnage branché est devenu une épidémie à Cuba.




...Et un fossé des générations semble se creuser. Le futur est passé par ici. Un autre genre de révolution cubaine.




Futur antérieur. 





LES SHOWS DE CIGARES

Une autre façon d'attirer l'attention...



Il se donne en spectacle sur la place publique en échange d'une piasse. Tiens, pourquoi pas? Une fois n'est pas coutume. Jouons le jeu de la pose clichée.



LES BARS CÉLÈBRES ( BODEGUITA ET FLORIDITA)



"Mon mojito à la Bodeguita. Mon Daïquiri à la Floridita." La fameuse phrase d'Ernest Hemingway. Ce cadre est affiché au dessus du bar de La Floridita.


La Floridita est un des bars les plus célèbres de la planète. Numéro 557 de la calle Obispo, coin Monteserrate. La cuna del daïquiri. (Berceau du daïquiri)



Le célèbre Daïquiri a fait la renommée mondiale de la Floridita. 
 J'ai préféré l'ambiance de la Floridita à la Bodeguita del Medio.
J'avais toutes mes facultés pour observer le processus de fabrication du daïquiri, assis au bar.
Rhum blanc,limette, sucre avec de la glace pulvérisée, le tout passé au mixeur électrique avec la touche finale: Cinq gouttes de marasquin! Kessé ça? Bien, c'est une liqueur ou eau-de-vie incolore tirée de la cerise appelé marasque. Bien frappé, la mixture est finalement servi dans un verre givrée, et voilà le travail!


Une brève histoire de bar

Constantino Ribalaigua Vert est un jeune catalan né en Espagne en 1888, émigré à Havane en 1900 et qui devint propriétaire, en 1918, de ce qui allait devenir La Floridita. Ribalaigua a travaillé à la Floridita de 1918 jusqu'à sa mort en 1952. Il a inventé 200 cocktails. 
Hemingway demeurait non loin de La Floridita lorsqu'il fit la découverte de l'endroit en prenant une marche un beau matin. La Floridita est vite devenue son spot préféré. Il y a entraîné toute la galerie en invités, John Wayne, Ava Gardner, Gary Cooper, Jean-Paul Sartre, le gratin de l'époque des années trente, quarante et cinquante. 
Hemingway, le célèbre auteur du roman "Le vieil homme et la mer" (1952) est né à Oak Park près de Chicago en 1899. Il a vécu à Cuba jusqu'en 1959. Il s'est installé ensuite en Idaho (États-Unis) où il s'est suicidé en 1961.


L'autre bar célèbre de Havane La Bodeguita del Medio a plutôt le goût d'une attrape touriste. Le mojito, trop cher à 5 CUC, était bon, mais ce n'était pas le meilleur, à mon goût. J'ai bu mieux à Trinidad de Cuba, pour une fraction de ce prix-là.



Mon mojito sur graffitis. 
Le partisan de ce boire trouvera plein de recettes sur internet.
Grosso modo, la potion magique consiste d'abord à écraser des feuilles de menthe dans un mortier. Après ça, on dépose les feuilles ainsi broyées dans le fond d'un verre. Ensuite, on ajoute du jus de lime, du sucre de canne, de la glace jusqu'à la moitié du verre, ajouter du rhum ambré et finir en ajoutant de l'eau gazeuse. C'est à peu près ça. 



À part de faire attention à ses ongles, la serveuse m'a expliqué, dans un espagnol bien sobre ;-) l'origine de la tradition des graffitis qui tapissent les murs de la Bodeguita. Cette manie des graffitis aurait commencé avec les célébrités de passage qui autographiaient les murs. Fidel Castro, Harry Belafonte, Salvador Allende, Nat King Cole suivis par des milliers de touristes. Les murs sont repeint à répétition, après quelques mois. Seules les autographes des célébrités immortelles sont épargnées par le pinceau.



La Bodeguita del Medio, No 206, calle Empedrado, tout près de la cathédrale, dans le vieux Havane. C'est en 1942 que la Bodeguita a ouvert ses portes.


La cuisine traditionnelle cubaine est servie dans le restaurant attenant au bar. On remarque la photo noir et blanc d'Hemingway avec Fidel.


L'ambiance était relaxe vers 15h30, pendant un jour de semaine tranquille.


La Bodeguita est fermée, la foule est partie. C'est tranquille. La vie redevient cubaine.

ARCHITECTURE et FERS FORGÉS de LA HAVANE



Cathedral de San Cristobal de La Habana.


L'incontournable cathédrale baroque de La Havane, dont la construction a commencé avec les Jésuites en 1747 pour se terminer sans eux en 1787. Les Jésuites ayant été expulsés en 1767 par la couronne d'Espagne, par décret royal, sous Charles III. ce décret s'appelle, non sans rire: "Pragmatique Sanction."


Les restes de Christophe Colomb ont été transportés ici en1795, depuis Saint-Domingue, avant d'être transférés en 1898 à la cathédrale de Séville, en Espagne.


La place de la Cathédrale de San Cristobal de La Habana.




Sur la place de la Cathédrale, lorsqu'on lève les yeux côté nord, on peut apercevoir ce bel ouvrage de fer forgé.


Un autre bel ouvrage.





Une dame en costume traditionnel vend des souvenirs de Cuba sur la place de la cathédrale. (Plaza de la catedral)


Le top du Gran Caribe Hotel Inglaterra.




Sur le Paseo del Prado. (La promenade)


Palacio del Secundo Cabo. Vue de la petite cour intérieure. L'édifice fut construit en 1772.

(Secundo Cabo réfère au brigadier en second dans la hiérarchie militaire espagnole de 1854.) De nos jours, l'édifice est devenu le Siège de l'Instituto Cubano  del Libro. 

Le marché artisanal, non loin de la Bodeguita del Medio et de la place de la cathédrale.

La navette gratuite part de l'hôtel Atlantico le matin à 9h30 pour se rendre à La Havane. L'hôtel Atlantico est situé à 30 minutes à l'ouest de La Havane, à Las Playas del Este. Nous avons choisi cet hôtel, le meilleur choix pour un tout compris sur las playas del Este. Vous avez ainsi un combo plage et ville. Nous  reviendront à Playas del Este plus loin, en bas de cette page.

Le marché artisanal est le point de rendez-vous quotidien de 17h00 pour prendre la navette qui nous ramène gratuitement à l'hôtel Atlantico 



Il faut faire comme ce monsieur en bleu. Observer les détails architecturaux.


D'une année à l'autre, LA HAVANE rajeunit à vu d'oeil grâce à la chirurgie esthétique des rénovations.


Il n'y a pas une ville comme LA HAVANE pour les richesses architecturales.


À La Havane, le temps est un luxe disponible en abondance. Attendre quelqu'un ou quelque chose fait partie du quotidien.


C'est où ça déjà? Attendez que je me rappelle.





Hostal Los Balcones. (Pepe y Rafaela) Un excellent endroit y paraît avec des hôtes acceuillants, sur la rue San Ignacio à l'angle de Santa Clara.


D'après un chauffeur de taxi, une des plus anciennes architecture coloniale d'habitation sur une artère principale de l'axe est-ouest, entre le quartier de Vedado et la vieille ville. J'ai pris la photo au travers le pare-brise du taxi, en collant mon Kodak contre la vitre.



Le futur antérieur. Le temps s'est arrêté. Le mot "Pare" inscrit dans le triangle rouge encerclé veut dire "arrêt." Symbolique, non?


Sky is the limit. C'est ce que je souhaite au peuple cubain.



Le beau perchoir.


Ma photo genre lego évoque une gueule d'animal préhistorique. Je m'égare?


Voici la réalité. Même édifice que sur la photo précédente, de face cette fois. 



Quelques grands hôtels prestigieux de La Havane




L'hôtel Nacional de Cuba, inaugurée en 1930. Devenue patrimoine mondial de l'Unesco en 1982.




Al Capone y avait sa suite et d'innombrables célébrités ont fréquenté l'Hotel Nacional. Le rapprochement de Cuba avec l'empire américain est en bonne voie de se faire avec l'ouverture des marchés. 

Cuba va changer.





La terrasse au sommet d'une colline qui surplombe le Malecon et la mer dans le chic quartier Vedado. "La grosse vie" sale comme on dit en québécois. C'est le luxe. Lors de notre visite, l'hôtel Nacional donnait l'impression d'être très fréquenté par les américains dont l'ambassade se trouve non loin de là. 
Que la force soit avec le peuple cubain.



Un quatre étoiles de 83 chambres situé au 416 Paseo de Marti, au bout du Prado, en face de central Park, près du Gran teatro et du Capitolio. L'hôtel Inglaterra a été inauguré en 1875. C'est un monument national depuis 1981.



L'hôtel Plaza est un hôtel quatre étoiles du début du XXe siècle. Il est situé non loin du Prado. Cet hôtel a été rénové en 1991.


Hotel Sevilla

L'hôtel Sévilla fut inauguré en 1908. Il est situé sur la rue Trocadero non loin de la paseo del Prado. 


Le visionnement d'un reportage à la télé cubaine m'a convaincu de venir visiter cet hôtel. Il faut prendre l'ascenseur vers le toit pour accéder au Roof Garden et au restaurant pour une vue une vue superbe sur la ville.



L'hôtel Sévilla


L'hôtel Raquel sur la calle (rue) San Ignacio, coin Amargura, dans l'ancien quartier juif.



L'hôtel Raquel construit de 1905 à 1908, fut jadis la plus ancienne synagogue de Cuba. Hôtel très élégant. Il faut se rendre sur le top via l'ascenseur. D'ailleurs, on vous invitera à y aller pour profiter de la terrasse, du bar et du restaurant.


L'hôtel Parque central, à l'intersection du Prado et Neptuno. 

Là aussi , vous avez une superbe vue de Havane depuis le toit de l'édifice, entre autres, sur le Capitolio et le Gran Teatro. L'hôtel Parque Central est particulièrement bien coté par les voyageurs




SUR LE PASEO DEL PRADO


Ça commence par en haut, et ça continue par en bas, du nord au sud:











Le Prado, d'une longueur de 300 mètres, c'est la ligne qui divise le vieux Havane et le centre-ville. La plupart des grands hôtels décrit plus haut sont situés non loin de là.  


C'est en 1772 qu'un architecte paysager français, Jean-Claude Nicolas Forestier, a conçu le Prado avec l'alignement de banc en marbre.


 Un cours théorique d'escrime sur le Prado, qui a l'air vraiment plate, à voir la réaction des enfants.


L'édifice fraîchement repeint impressionne au point de vouloir le repeindre sur un tableau...


 ...ou de l'imprimer sur la carte mémoire de ma caméra.


En rappel.


Encore. La beauté de La Havane.


Sur cette photo prise sur le Prado, nous voyons le contraste entre l'édifice rénovée et l'autre bâtisse à côté qui attend son tour pour une cure de rajeunissement.


Paseo del Prado

SUR LE MALECON



Le Malecon, au nord de la ville. Une promenade de front de mer de huit kilomètres.


Une partie du Castillo de los tres Reyes del Morro, vu depuis le Malecon avec mon vieux téléobjectif ordinaire de 300 mm.

Beaucoup de chauffeurs de taxi évitent l'air salin du bord de mer pour ne pas abîmer le maquillage de leurs belles à quatre roues.

Un jour de semaine frais, venteux et tranquille de février. 


La plupart des vacanciers attendent le mois de mars pour s'assurer un peu plus de chaleur. Janvier et février sont habituellement plus froids et venteux à La Havane, avec l'atlantique imprévisible. L'avantage c'est qu'il n'y pas la cohue. On peut être plus intime avec Havane. J'aime mieux éviter les semaines de congés scolaires (Ontario et Québec) du début et de la mi-mars.



Une ballade entre gars sur le boulevard de front de mer.


"Primavera" Detras del muro. (Le printemps derrière le mur) Le talentueux sculpteur de métal est Rafael M . San Juan.


La sculpture a été commandée à l'occasion de la biennale de

 La Habana, en 2015. 




LES VIEUX CHARS, LES VIEUX TACOTS, LES BAZOUS, LES VIEILLES MINOUNES DE LA HAVANE

J'aimerais bien mettre un nom et une année de fabrication sur chacune de ces beautés d'avant la révolution mais je n'y connais rien. Donc, pas de commentaires. 





































Ah les vieux chars avec leur chirurgie esthétique qui s'éternise!



LA TRAME SONORE DE LA HAVANE  





Pas d'instrument de musique, pas de problème, on s'en fabrique!




Du talent, je vous dis. Si vous êtes musicien ou juste un amateur de bonne musique, Cuba est l'endroit idéal. Le monsieur en bleu se sert d'un petit bâton qu'il frotte sur une mâchoire de cheval pour accompagner le guitariste. 


Approchons-nous pour voir et entendre. Le guitariste s'est avéré être un excellent improvisateur. Il te demande ton prénom et il improvise les paroles sur une mélodie. C'était bien réussi dans mon cas.



L'acoustique sous les arcades rendait bien le son de la guitare malgré le bruit ambiant de la place de la cathédrale.




La gentillesse de la flûtiste lorsqu'elle m'a aperçu  sur le trottoir dans le cadre de la fenêtre du bar, avec mon éternel Kodak.



Ces trois gars-là sont des professionnels accomplis. Le monsieur à la chemise bleue fait des solos de guitare complexes, exceptionnels. Nous étions attablés tout près d'eux, témoins des moindres mouvements du doigté des guitaristes. La mâchoire nous tombe sur les genoux tellement c'est bon. Vous voulez être là, pas ailleurs.








CASTILLO DE LOS TRES REYES DEL MORRO



C'est la deuxième forteresse construite à La Havane. Elle fut complétée en 1630, après 41 ans de travaux.


La Havane est tombée aux mains des anglais au terme de 44 jours de siège. En 1762, la flotte anglaise s'est emparée de ce territoire espagnol. Pour venir à bout de la dernière poche de résistance espagnole réfugiée derrière El Morro, les anglos ont dû placer des mines entre les pierres pour venir à bout des fortifications. Tout ça, pour juste un an d'occupation. C'est qu'un accord a redonné le contrôle de Cuba à l'Espagne, en échange de la Floride. Pas étonnant qu'aujourd'hui les cubains rêvent de la Floride! ;-) 



Le phare  du Morro est le plus ancien de Cuba. La portée lumineuse serait de 43,5 milles marins.




Le fameux phare fut construit en 1845. Il mesure 48,5 mètres.




Les défenses inoffensives de l'éducation par la lecture. On appui sur la détente. ;-)



Ma manie de grimper sur les toits pour voir plus loin.



L'intérieur de la forteresse.


LE TUNNEL DE LA HAVANE:


Une prouesse d'ingéniérie

Le fameux tunnel relaint les deux rives de La Havane a été construit en 30 mois. (1952-53) par une compagnie française sous la direction d'un ingénieur cubain. Avant l'existence du tunnel, il fallait faire un détour de 25 kilomètres autour de la côte vers l'Est. 


Le tunnel est à quatre voies. (deux dans un sens) Il mesure 733 mètres de long. On le traverse en moins d'une minute.



















Le musée Che Guevara




La grande statue du petit Jésus voisine le petit musée du grand Che Guevara.




Che Guevara est probablement plus présent à Cuba que Jésus peut l'être au Vatican. 
Un petit tour du musée, en photos:
















Les restes d'Ernesto Guevara de la Serna (Che) furent rapatriés de Cuba dans cette urne, 30 ans après sa mort survenue en 1967. La dépouille du Che, redécouverte en 1997, a été transférée dans un mausolée érigé en son honneur à Santa Clara.

"Le moment décisif dans la vie de chaque homme est quand il doit décider d'affronter la mort. S'il la confronte, il sera un héros, qu'il réussisse ou non. S'il ne se décide pas de l'affronter, jamais il ne cessera de n'être seulement qu'un politicien." 
Che Guevara 1965.

Musée du Che:

Un petit musée bien ordinaire. Pas grand chose d'intéressant à offrir en échange de 6 CUC. Cependant, lors de ma visite, j'ai été accueilli par deux dames ultra sympas. J'ai davantage appris en conversation avec les deux femmes qu'en parcourant le musée en solo et ce, malgré le fait que ces dernières ne parlaient que l'espagnol.

DANS LES RUES et sur les trottoirs DE LA HAVANE


Les formes et les couleurs m'influencent et me poussent encore à sortir mon Kodak, qui est en fait un "canon rebelle." Conan Rebel Terminator 4. 
Canon Rebel T-4.



L'art est partout présent à Havane. Beaucoup de peintres hyper talentueux affichent leurs peintures sur la rue, soit sur un tableau, ou bien sur un mur. 



Les explosion de couleurs d'une petite boutique informatique.


Les deux gars bien cool devant leur boutique informatique (photographiée en détail plus haut.) On s'est croisé du regard en souriant.
Les deux gars s'amusent de mon tic du clic Kodak, eux qui cliquent avec leurs souris dans leur boutique informatique. Entre nous ça cliqué. ;-)



La pauvreté est souvent désolante à constater à Cuba. Les gens vivent par leur débrouillardise. Cependant, cela fait des gens intéressants à connaître sur le plan humain. Ils ont vécu. Ils ont souffert. Ils se prennent en main. J'adore converser avec les cubains. Ils ont l'esprit vif, ils sont éduqués, souvent brillants et hyper créatifs.





J'ignore ce que deviendra la bonne communication et l'esprit communautaire cubain lorsque que ce sera un téléphone qu'ils auront dans la main, au lieu d'une poignée de main.


Trop tard, le virus mondial du pitonnage a aussi atteint Cuba. Maintenant que les poignées de main se font à la machine, tout redevient noir et blanc. :-(



Mais le travail au quotidien ramène à la réalité de la vie de tous les jours. 

Je constate que les gens pauvres sont bien souvent les humains les plus généreux, humbles et altruistes. C'est à se demander si la prospérité (avoir plus que le strict nécessaire) ne rendrait pas l'humain plus isolé et égoïste? Un monde divisé entre riche et pauvre. La richesse isole parfois et fait croire à l'illusion qu'on peut se passer des autres, jusqu'au moment où ça va mal. La vie est fragile. Tout peut basculer. Quand on est prospère on a la tentation d'être solitaire et lorsqu'on est dans le trouble, on ressent le besoin d'être solidaire. Ce comportement humain est manifeste lors de catastrophes, quand tous le monde se retrouve dans la même merde. 
C'est dans les épreuves qu'on sort le meilleur de soi-même.




Au lieu des pubs pour vendre des biens de consommation, ce sont des pubs pour vendre des idées. Chacun sa propagande.



Le petit chien regarde pour le lunch. Le livreur regarde le photographe.




PLAZA VIEJA


 Les édifices ont été superbement rénovés depuis les années '80, après que la vieille ville de La Havane ait été déclaré patrimoine mondial de l'Unesco. On aboutit généralement à la Plaza Vieja lors d'une promenade sur la rue San Ignacio. je me demande bien ce que fait une femme nue avec une fourchette sur le dos d'un coq en chocolat? Bien kitsch ce truc-là, non? La Plaza Vieja est devenue l'un des endroits les plus touristiques de la ville. L'espace ouvert est encerclé de restaurants. La plaza Vieja est une alternative moins austère que la place d'Armes. 


LES RUES DE LA HAVANE EN RAPPEL, ENCORE ET ENCORE ;-)



Que de détails en rafale. Ma caméra en a plein la lentille.



Même les fantômes hantent les rues...



Le moyen de transport écolo dans une ville qui pue les émanations d'essence au plomb des vieux chars et des autobus.



Un autre moyen de transport fort populaire, surtout avec les touristes.




Une église à proximité du marché d'artisanat San Juan.




Encore de vieilles minounes qui veulent se faire voir.



Tourner un film dont l'action se passerait dans les années '50. Havane, c'est la place idéale.




C'est quoi le nom de c'te rue-là déjà? Me souviens pu. C'est le musée de la révolution qu'on voit en arrière plan.


La même rue dont j'oublie le nom.


C'est dans la rue que ça se passe...




Deux bonhommes en conversation, sous la patrie.






Action réflexion.


Le drapeau US est très populaire quelques semaines avant l'arrivée d'Obama.


La beauté rénovée de ce qui fut. Les photos d'Havane en rafale:











Un p'tit daïquiri à la Floridita avec ça? Bien comique, les cocos taxis.


MARCHÉ D'ARTISANAT SAN JOSE 
Centro cultural antiguos almacenes San Jose


C'est situé dans le port de La Havane dans un vieil  entrepôt bâti en 1885.



C'est le temps d'aller "gamasiner" l'artisanat avant de quitter Havane."


Le marché d'artisanat a été relocalisé ici depuis 2009.


C'est la place à visiter pour les achats de souvenirs avant le retour de vacance.


Une vue sur le "centro cultural almacenes de San Jose" dans le port de La Havane, depuis la forteresse de l'autre côté de la baie.


Pendant ce temps-là, moi je prends des photos! :-)


Mon respect pour un travailleur manuel. Évidemment, comme d'habitude, la photo a été précédée par la conversation.



LAS PLAYAS DEL ESTE (HOTEL ATLANTICO) À SANTA MARIA DEL MAR





Un quatre étoiles que je considère comme un trois étoiles correct.





L'Atlantico est d'après moi le meilleur "tout compris" de Las Playas del Este, même si c'est bien inférieur à Varadero. J'ai vu les autres hôtels, pas impressionné. C'est que l'Atlantico est stratégiquement bien situé près de La Havane. C'est un bon combo plage et ville. L'Atlantico a fêté ses 60 ans en 2016.


Vue depuis notre chambre située dans la nouvelle partie rénovée. Évitez la vieille partie, ça pue, c'est décrépit et délabré.



Le coin farniente.




Frais et venteux, c'est souvent ça le mois de février ici, sur l'atlantique.



La plage est interminable et correcte. Belles balades à pied. Cependant, il faut faire attention aux débris de verre qui jonchent parfois la plage.



Les algues brunes (Sargasse) n'affecte pas tellement la plage et la mer, au moment de notre passage, en février.




La plage est peu fréquentés. La sainte Paix, à 20 minutes de La Havane. Il n'y a que les fins de semaines où les havanais débarquent parfois en troupeaux. Ça n'était pas le cas en février. Pour les cubains c'est l'hiver en février, et il fait "frette."





J'étais pratiquement seul à marcher des kilomètres sur la plage immense.





1 + 1 = 2.




Frais, venteux, pas grave, vous êtes en vacance!


1.3 millions de touristes sur les 3 millions de visiteurs annuels à Cuba proviennent du Canada. Les autorités cubaines pressent les entrepreneurs canadiens d'investir à Cuba, avant la levée de l'embargo américain. Cuba va changer c'est certain, d'une manière ou de l'autre.


Pour finir avec un petit film de plage en trois photos:







GUANABO:

Un petit patelin endormi, genre ghost town, hors circuit touristique sur Las Playas del Este, à 20 kilomètres à l'Est de La Havane.  Autrefois un beach town propre et populaire. Aujourd'hui, la plage est sale et la baignade paraît douteuse, point de vue sanitaire. Oublions la plage et la baignade, ce n'est pas l'endroit idéal. Toutefois, une promenade d'une demi-heure par la plage, côté Est, à peine 5 kilomètres de l'hôtel Atlantico, ça se fait très bien à pied, sinon le taxi coûte 5 CUC pour aller. 



Calèches et vieilles autos sillonnent la rue principale à Guanabo.


Les "cubéquois" de Guanabo. Break syndical.





 Un "cubéquois" de Guanabo caché derrière le drapeau.


Le seul obstacle, entre l'hôtel Atlantico et Guanabo, est une rivière qui coule vers la mer et qui coupe la plage en deux. Il faut traverser à pied, là où un pont existait auparavant.



Au rond point à Guanabo, à la jonction des routes principales.





Étonnant de voir ces deux jeunes filles presque pareilles avec les couleurs de leurs vêtements qui matchent avec le mur.



Guanabo, une visite intéressante pour tremper dans le quotidien du monde ordinaire, pratiquement seul parmi les gens du pays.




La pause pour la pose.



Un conteneur de transport transformé en casse-croûte.




Il y a quelques petits cafés resto intéressants.

LA PIZZARIA IL PICCOLO DE GUANABO:



À l'autre bout de la rue principale, la pizzaria IL Piccolo, pas facile à localiser, de prime abord, mais c'est la meilleure pizza en ville et possiblement de tout Cuba.


La gestionnaire, l'homme de la cuisson et la serveuse. J'ai la mémoire des visages mais j'ai oublié les noms. :-(


L'homme qui met la chaleur dans la pizza.


Je reviendrais n'importe quand pour déguster la pizza d'il Piccolo. D'ailleurs beaucoup d'expatriés ont élu restaurant ici. Je serais bien l'un d'eux.



 La pâte est mince et croustillante, succulente avec des ingrédients frais. Tellement bon que nous sommes revenus pour renouveler le plaisir. Même constat.


Un bel environnement. L'endroit est propre et bien accueillant. Entièrement rénové ces dernières années.



Pour nous remettre dans notre assiette.


Le décor.


L'intimité d'une table que nous avons partagé entre amis.


Le jardin extérieur fourni le restaurant en légumes frais.


Nous sommes en février et l'abondance est au rendez-vous.




C'est fini!


C'est une boîte aux lettres cubaine qui attend vos commentaire! :-) Que pensez-vous de ce que vous venez de lire et de voir? Votre tour: