samedi 26 octobre 2013

CUBA, centre-sud: Trinidad, Cienfuegos, Guama, Manaca Iznaga


CUBA, on y va pour les plages puis on y retourne pour les cubains. On fait la découverte de la Havane, puis on  explore le pays avec une voiture de location avec ou sans chauffeur. 

Le visiteur a tout avantage à s'aventurer hors des complexes hôteliers tout compris pour dormir dans une casa particular, ce B&B cubain. C'est le pays de la grande débrouille, là où l'on voit des gens faire plus avec moins que rien. La créativité et l'ingéniosité des cubains ne cessent d'étonner. Les cubains se démarquent par leur habileté naturelle à initier la conversation, c'est un pays socialiste et les gens socialisent. 

La population du pays est d'un peu plus de 11 millions d'habitants. Le pays fonctionne avec deux monnaies distinctes depuis 1994, le peso cubain (CUP) pour la population locale et le peso convertible (CUC) pour les touristes, ainsi que pour les cubains mieux nantis qui ont accès aux touristes, ou bien ceux et celles qui reçoivent de l'argent de leurs familles expatriées. Un peso convertible CUC équivaut à 24 peso cubains. (CUP) L'argent en provenance d'émigrants cubains au profit de leurs familles résidant à Cuba s'élève à 2,5 milliards de dollars soit l'équivalent du revenu annuel de l'industrie touristique du pays. Le CUC est supposément à parité avec le dollar américain. Cependant, n'arrivez pas à Cuba avec des dollars américains car ils sont taxés de 10% et dévalués de 8% par rapport au CUC. C'est la revanche de Fidel dans les années 90, en réponse aux sanctions imposées à Cuba par les américains. Le but étant de réduire les capitaux américains en circulation dans l'île en favorisant l'usage du peso convertible. Toutefois soyez attentif! L'ambiance risque de changer avec l'ouverture politique entre les États-Unis et CUBA. 

Le salaire moyen mensuel d'un ouvrier cubain se situe autour de 10 à 15 CUC par mois alors que le médecin ou le travailleur social gagne, mensuellement, l'équivalent de 20 CUC. Ce système à deux devises provoque beaucoup d'inégalités. Il y a les magasins de luxe pour les privilégiés qui peuvent se payer de belles choses avec des CUC et les autres, la majorité qui n'a pas le choix de s'approvisionner aux magasins d'État avec leurs pesos cubains. (CUP) Ces magasins offrent un choix très limité et ils sont souvent en rupture de stock. Idéalement, un peu plus de 100 CUC par mois suffit pour faire vivre décemment une famille de quatre personnes. Sans surprise, la rémunération mensuelle des  policiers est parmi les plus élevées, soit autour de 50 CUC, soit un tout petit peu moins que le salaire d'un commandant de bord de ligne aérienne ou d'un directeur d'hôpital. En comparaison, les prostitués(es), les Jinateras et les Jinateros peuvent toucher en moyenne 25 à 100 CUC...par jour!

Du point de vue historique, ce n'est pas d'hier que les américains ont les yeux gourmands sur Cuba. Dès 1823, le président américain John Quincy Adams, proposait l'annexion de Cuba aux États-Unis. Plus tard, en 1854, les américains ont même offert 100 millions de dollars à l'Espagne pour acheter Cuba. Le refus de l'Espagne de vendre Cuba est à l'origine de la volonté des États-Unis d'appuyer la révolution cubaine contre l'Espagne. La guerre hispano-américaine de 1898 donne aux vainqueurs américains les Philippines, Porto Rico et une relation de quasi protectorat avec Cuba. Les États-Unis utilisèrent la force militaire à maintes reprises à Cuba, notamment en 1906, en 1912 et en 1917, en plus du harcèlement systématique pratiqué contre Cuba, par le biais d'interventions secrètes pour garantir la soumission des gouvernements cubains aux volontés américaines. Par exemple, les États-Unis ont appuyé les dictateurs Machado et  Batista. L' Île devint "Le Bordel des Caraïbes" où la mafia américaine exploita des casinos, des maisons de prostitution et d'autres entreprises illégales. Les cubains sont assujettis, pauvres et analphabètes après des siècles de domination espagnole brutale, suivi par la misère et le quasi esclavage entretenu sans vergogne par les États-Unis, par le biais de la dictature locale qui supporte la mafia. C'est ici qu'entre en scène Fidel Castro, en juillet 1953 lorsque celui-ci mena l'attaque contre la caserne de Moncada qui fut le prélude de la révolution cubaine qui décida le dictateur Batista à chercher refuge, en République Dominicaine, chez son chum, le dictateur Trujillo, en janvier 1959, en apportant avec lui les millions de $$$ volés au peuple cubain. 

Les États-Unis s'opposèrent à Castro en imposant un embargo commercial toujours en vigueur, depuis février 1962. Cuba réagit alors à l'embargo des É-U en s'associant davantage à l'URSS qui sera la vache à lait des cubains jusqu'à l'effondrement de l'Union Soviétique en 1991. Débute alors, ce que Fidel a surnommé la "période spéciale en temps de paix". Les décennies 1990 et 2000 sont marquées par l'effondrement de l'économie cubaine devenue trop dépendante de l'URSS, depuis le début des années soixante jusqu'à la chute du communisme soviétique en 1991. La solution cubaine à cette crise sera d'ouvrir le pays au tourisme de masse dans le but d'importer les capitaux dans le but de renflouer les coffres de l'État.

Il est généralement admis que l'éducation et la santé sont les principaux succès du socialisme à Cuba. Cependant, l'économie est démolie, la liberté d'expression est restreinte et la distribution des denrées fait défaut. Du point de vue de bien des cubains, ceux-ci s'estiment pris en otage par la surveillance constante de l'État appuyé par l'omniprésence policière. Plusieurs cubains disent espérer un changement économique plutôt que politique. Ils souhaitent simplement améliorer leurs conditions de vie. Beaucoup de cubains de la rue mentionnent discrètement leur désillusion, qu'il n'y a pas d'avenir à Cuba et que le bonheur est ailleurs. Nombreux sont ceux et celles qui rêvent de quitter le pays. Ce n'est pas évident de survivre avec un salaire moyen équivalent à 20 dollars par mois. Il faut endurer la frustration constante des ruptures de stock de denrées de base. 

Le système de distribution d'État en vigueur depuis cinquante ans s'appelle la Libreta, instaurée par Ernesto "Che" Guevara. Il s'agit d'un carnet de rationnement. Le Président actuel, Raul Castro, jongle avec l'idée d'une devise monétaire unique et l'abolition de la Libreta mais la remplacer par quoi? Les problèmes de transport et de distribution de la nourriture et les pénuries récurrentes sont le lot quotidien. Les cubains doivent quotidiennement faire la queue dans la rue pendant des heures devant les magasins d'État pour se faire dire quelquefois qu'il n'y plus de viande, plus de légumes, plus de pain, etc. Dans ce contexte où l'on manque de tout, le marché noir est une nécessité pour la majorité et la prostitution devient un dernier recours pour plusieurs d'entre eux.

L'icône: Che Guevara 


Ernesto "Che" Guevara est né en Argentine en 1928 et il fut assassiné par l'armée bolivienne après sa capture en 1967. Sa photo est affichée comme un petit Jésus partout à Cuba et sa légende est soigneusement construite et entretenue par l'État. Voici la seule entrevue connue du Che en français. L'entretien fut enregistré en 1964. Vous n'avez qu'à surligner, copier et coller ce lien dans la barre de navigation de votre fureteur internet (Explorer, Firefox ou autre):

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=y5X0L_SPgoE

L'expression "Che" est apparemment un qualificatif commun en Argentine signifiant "mon pote ou mon ami." Comme Guevara avait pris l'habitude de s'adresser à ses amis cubains de cette manière, ces derniers lui ont attribué le surnom de "Che".

Le fils cadet du "Che" gère une agence de voyage à Cuba. Copiez collez le lien dans votre fureteur:

http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2014/12/20141210-163331.html

Trinidad de Cuba

Trinidad de Cuba fut fondé en 1514 par les espagnols. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988. La vieille ville de Trinidad a été méticuleusement restaurée afin de reconstituer l'ambiance coloniale et la richesse architecturale. C'est un musée vivant. Trinidad abrite une population d'à peu près 52,000 habitants. La ville est située entre la mer des Caraïbes et les montagnes de l’Escambray. 

Un des plaisirs à Trinidad est de déambuler dans les rues pour admirer l'architecture coloniale et bien sûr, aller à la rencontre des cubains et pratiquer la langue espagnole. Il faut  déguster un mojito, la spécialité locale, en se rendant à notre resto-bar préféré "El Meson del Regidor"pour y entendre Israel Moreno, un sympathique troubadour à voir et à revoir. Le voici dans une interprétation de "la otra orilla" (l'autre rive) enregistrée sur Youtube par Asi Viajas. Copiez collez, allez :

http://www.youtube.com/watch?v=9B9aTiDmsS4

Silvio Rodriguez est un incontournable à Cuba, un compositeur interprète majeur, un genre de Beatle latino:

https://www.youtube.com/watch?v=u80ocuvZxmY

Les nombreux musées de Trinidad sont remarquables et facilement accessibles pour la plupart, à courte distance à pied, autour de la Plaza Mayor. S'installer à une table pour entendre les musiciens à la "casa de la musica " est aussi un must. L'endroit est situé sur la Plaza Mayor, juste derrière l'église de la Santissima (sainte Trinité)

À proximité de Trinidad, il y a la péninsule d'Ancon avec la plus belle plage du sud de Cuba.

La playa d'Ancon est située à 13 km de Trinidad. Il n'y a que trois minis complexes hôteliers sur les 3 km de plage qui se parcourent aisément à pied, d'un bout à l'autre. D'abord, un trois étoiles, l'hôtel Ancon, situé tout au bout de la péninsule, son voisin immédiat, le (Brisas) Trinidad del Mar, un quatre étoiles et tout au bout de la plage, un deux étoiles, le Costasur.


Trinidad de Cuba, patrimoine de l'humanité.



Depuis Trinidad, une vue des montagnes de l'Escambray qui ont servies de camp de base à Che Guevara, avant la révolution cubaine de 1959.



 Un essai pour lire les pensées avec ma caméra, au coin d'une rue achalandée.



Personnage avec "un barreau de chaise" dans la bouche.



La pose typique!




Lorsqu'un cubain n'en fini plus de donner des détails et qu'il s'étend sur un sujet quelconque en longueur, on dit "qu'il fait l'histoire du tabac." C'est long à dire.

D'abord, pour cultiver le tabac, il faut préparer la terre, au plus chaud de l’été cubain, en juillet-août. Les labours se font encore avec une charrue tirée par des bœufs. Les semences se font en septembre, le repiquage des plants naissants se fait à la mi-novembre. La croissance des pieds doit être super bien surveillée, constamment, minutieusement… 

La récolte du tabac se fait à partir de janvier à mai, à la main, feuille par feuille. Le cigare havane, qu'on devrait appelé habano, est protégé depuis 1967 (appellation d’origine protégée). N’a droit à l’appellation habano qu’un cigare roulé à Cuba, à partir de feuilles récoltées à Cuba. La culture du tabac à Cuba s’effectue entre octobre et février. Le cigare de marque Cohiba est apparemment de meilleure qualité. Le meilleur choix pour le café serait le Cubita.



Cet authentique monsieur, assis tout seul sur le bord du trottoir est touchant de gentillesse et de simplicité. Une être humain véritable. Nous avons jasé un brin avant que je lui demande: Puis-je prendre une photo, s'il vous plaît? (Puedo tomar una photo por favor?) Il est resté tout naturel pendant la pose. Il m'a bien ému.



On peut lire toute l'histoire d'une vie entre les lignes de ce visage.



Un bonhomme attentif pris sur le vif à observer une scène de rue.



Des habitués du quotidien. Ils prennent leur temps au lieu de se faire prendre par le temps.



Un paysan sympa qui fait semblant d'être menaçant avec sa machette. Nul besoin d'avoir peur. Nous l'avons accueilli, lui et son épouse, en auto-stop dans notre voiture de location, à mi-chemin entre Trinidad et Cienfuegos. Nous avons fait le trajet en chantant joyeusement en espagnol des chansons de Silvio Rodriguez, un troubadour cubain, dont je connais les chansons. Nous chantions en choeur "pobre del cantor" Mais voici une de mes chansons préférées de Silvio; Ojala, qui veut dire "si seulement" ou quelque chose du genre "espérons qu'elle viendra." Belle toune: (Québécisme)

 http://www.youtube.com/watch?v=ylJKxt-4wLU



Scène d'affection mère enfant sur la Plaza Meyor à Trinidad.



Un enfant qui fait de l'équitation imaginaire sur une sculpture véritable.



Au tour de la petite fille de chevaucher la sculpture dans le parc de la Plaza Mayor.



La plaza Mayor est un bel endroit pour relaxer et regarder passer les gens.

Église de la Santissima Trinidad

L'église de la «Très Sainte Trinité » est l'un des temples les plus anciens de Cuba et surtout le seul bâtiment religieux néogothique de Cuba. Reconstruite en 1892 sur l'emplacement d'une ancienne église, elle est située à quelques mètres de la Plaza Mayor.


Le gars des vues pense que CUBA est  la meilleure destination (rapport qualité prix) pour voyager dans les Caraïbes. 
Sécuritaire, amical et authentique.


Attention!


 Rétablissement annoncé des relations diplomatiques CUBA- ÉTATS-UNIS en 2015.  CUBA va changer et ça m'inquiète. Il faut y aller et y retourner maintenant.




Il faut prier pour que CUBA ne perde pas son âme.



Le marché des artisans à Trinidad.



Point de vente du conseil populaire de l'agriculture urbaine à Trinidad.



Scène de rue avec des écolières.



Un visage parlant.



Au 19e siècle, les chanteurs de rue se promenaient de ville en ville avec leur guitare pour interpréter leurs compositions à saveur romantique. Cette tradition perdure jusqu'à aujourd'hui, on l'appelle "La Trova", troubadour, en français, ou bien trovadores en espagnol. Un genre de touriste itinérant qui gagne sa vie à faire la tournée des places publiques.

Au 19ème siècle à Cuba, des chanteurs de rues allaient de ville en ville avec leur guitare pour interpréter leurs compositions. Ce mouvement emblématique est considéré comme l'âme de la chanson cubaine. - See more at: http://salsa.blog.lemonde.fr/2011/01/11/des-troubadours-a-la-trova-cubaine/#sthash.YsQdnKlV.dpuf
Au 19ème siècle à Cuba, des chanteurs de rues allaient de ville en ville avec leur guitare pour interpréter leurs compositions. Ce mouvement emblématique est considéré comme l'âme de la chanson cubaine. - See more at: http://salsa.blog.lemonde.fr/2011/01/11/des-troubadours-a-la-trova-cubaine/#sthash.YsQdnKlV.dpuf

Au 19ème siècle à Cuba, des chanteurs de rues allaient de ville en ville avec leur guitare pour interpréter leurs compositions. Ce mouvement emblématique est considéré comme l'âme de la chanson cubaine. - See more at: http://salsa.blog.lemonde.fr/2011/01/11/des-troubadours-a-la-trova-cubaine/#sthash.YsQdnKlV.dpuf


À la Casa de la Musica.



La musique et chansons = La thérapie cubaine pour soigner la déprime !



Un troubadour sur la Plaza Mayor.



Israel Moreno lors de prestations quotidiennes à la Meson del Regidor.



Surligner, copier, coller et "googlez" ce lien dans le navigateur internet pour voir chanter Israel Moreno:

http://www.youtube.com/watch?v=9B9aTiDmsS4



El Meson del Regidor, le lieu où il faut boire un ou plusieurs mojitos en écoutant Israel Moreno avec ses chansons de troubadour. Le "Che" est toujours présent où que l'on soit à Cuba. C'est l'icône nationale.



Il pleut du soleil à Trinidad qui baigne dans la mer des Caraïbes. Le beau temps est plus constant et le climat est souvent plus stable à Trinidad que dans la partie nord du pays (Varadero, La Havane) sujette aux vents froids de l'océan atlantique.



Tout pour attirer l'attention du photographe.



Attention! Cette petite fille va aller loin dans la vie...C'est sûr.



L'éducation a fait la renommée de Cuba.



L'espérance de vie à Cuba est de 79 ans. Les 0-14 ans représentent 18% de la population. L'éducation est obligatoire jusqu'à la neuvième année. La loi cubaine interdit le travail des enfants de moins de 15 ans.




Attitude des filles.



Attitude des garçons.




Derrière les barreaux.




Par les barreaux.


Entre les barreaux.

 

Prendre un taxi en groupe pour parcourir les 13 km de la péninsule d'Ancon à Trinidad c'est plaisant. Pour deux dollars, il était possible en 2013 de faire le même trajet en bus depuis l'hôtel. Vu? À vérifier si c'est pareil en 2015.




Les belles américaines des années quarante et cinquante, les "carros americanos" roulent à merveille partout à Cuba...Les Cadillacs, les vielles Ford , les Chevrolets Bel Air, les Pick-up Ford, les Pontiacs TransAm, les Mustang Convertible, les Plymouths, les Oldsmobile, les Chryslers, etc...

Toutes des voitures qui datent d'avant la révolution cubaine de 1959. Elles font partie du patrimoine national. Il n'est pas rare de voir des voiture qui ont atteint plus de 800,000 km! C'est la distance de la terre à la lune, aller-retour!



Une relique. L'aînée d'entre toutes.



Papi.



Wow! Une poitrine bien généreuse!



Témoin d'une époque révolue au pays de la révolution!



Oh! Celle-ci est bien jolie!



Back to the future!



Devant un "vieux bazou." (Québécisme)


Au marché: Les "vieilles minounes" (Québécisme) des années cinquante.



Un habitué de la Plaza Mayor qui fait partie du folklore local avec son âne.



Pour vivre lentement.



Un personnage local qui fait partie des meubles à Trinidad sur la Plaza Mayor. 



Toujours prêt pour la caméra ce monsieur qu'on peut voir sur des dépliants publicitaires vantant les mérites de Cuba, et que j'ai pu photographier dans son habitat naturel, la célèbre Canchanchara. C'est l'endroit pour prendre un mojito et observer les gens en écoutant de la bonne musique locale. La canchanchara est un fameux bar restaurant de Trinidad, très populaire avec les touristes aussi bien qu'avec les "locaux" et pour cause, il y règne une ambiance festive et intimiste. Le monsieur pose aux côté de la photo (en médaillon) des cinq prisonniers politiques cubains emprisonnés aux États-Unis depuis 1988. Les trois derniers prisonniers ont été libérés en décembre 2014. 

La Canchanchara est bien sûr un cocktail: Dans une petite tasse en terre cuite verser trois ou quatre cuillerées de jus de lime, de l'eau minérale, trois ou quatre cuillerées de miel et du rhum Baccardi, mélanger le tout, servir avec des glaçons.



Un client typique du Canchanchara .



Toute une expression!



Notre ami le poète historien avec qui nous avons longuement conversé en espagnol et qui nous a dédié un superbe poème composé à notre intention pendant que nous visitions un musée. Touchant. Un sage bienheureux.



Une scène de rue à Trinidad.



Regarder passer le temps.



Observer sans être vu, sauf par le gars des vues.



Une autre époque. Un quotidien exempt de bébelles électroniques.



Transport écologique et logique.



L'architecture coloniale.

 

Solo.



Harmonie des formes.

Le blues des couleurs alignées.


"Plaisir pour les yeux" dit le cerveau du gars des vues.



Cool.



La plaza Mayor est un endroit pour s'asseoir, regarder et réfléchir à ce qu'on observe.



Il est agréable de laisser le temps s'écouler ici, en solitaire, après le départ des cars de touristes.



Un angle de vue séduisant pour l'oeil.

 

Vue du clocher de l'ancien couvent Saint-François-d'Assise à Trinidad.




Sécuritaire, décontractée, authentique Trinidad, hors des heures de pointe touristique.



Le gars des vues revoit fréquemment ses photos de voyage pour retrouver l'émotion ressentie à un moment précis. Par exemple, cette scène banale.

 

CUBA fait l'éloge de la lenteur et la douceur de vivre...pour le voyageur.

 

La vie locale à CUBA est limitée par les pénuries de denrées dues au manque de transport adéquat.



À quoi pense cette dame?



La façade du potier.

 

L'artisan à l'ouvrage.



Une belle petite boutique en bas et un café au-dessus qui font le coin sur la Plaza Mayor.

 

Une charmante dame a permis au gars des vues de photographier ce bâtiment où elle travaille.



En se promenant dans les rues de Trinidad...



L'ancien théâtre.



Une belle bibliothèque. Toujours agréable de converser avec les habitants locaux, d'apprendre et de connaître leur quotidien. La peur et la méfiance sont nos pires ennemis. L'antidote? Aller vers les gens et le bonheur s'ensuit.



Seul.


Péninsule d'Ancon



À Trinidad, vous avez la mer, la plage, les montagnes, la ville historique...Un tout compris!



Le complexe hôtelier d'Ancon (Club Amigo) situé tout au bout de la péninsule, à proximité de la marina locale et voisin immédiat du Brisas Trinidad del Mar.



Brisas Trinidad del Mar



Voyez la foule! Il faut être ici, sens contraire de la circulation, en fin ou en début de journée.



L'ancien quai entre le Brisas et l'hôtel Ancon.



Des kilomètres de plage à marcher en sortant de l'hôtel Brisas ou Ancon!



L'endroit pour redevenir un enfant sans tracas ni souci, le temps d'une semaine.

 

La personne seule sur la plage, ça peut être vous, si vous décidez de choisir la route plutôt que la routine, sans bidules électroniques.



Les "cocos taxis"



Nous avons opté pour le transport en autobus de l'hôtel Ancon à Trinidad pour la modique somme de 2 CUC. (deux dollar) C'était en 2013.



De proche tu as l'air plus gros!



Taquin va!



Histoire de pêche vécue.



Feliz Compleanos!



Felicidades!



CIENFUEGOS "La perle des Antilles"



La région de Trinidad offre une variété de possibilités de découvertes à courte distance, Cienfuegos à tout au plus 90 minutes de Trinidad en voiture. On trouve peu de panneaux d'indications routières à Cuba. Il n'est à conseiller de rouler après la tombée du jour, les routes sont endommagées, les piétons et les animaux sont quasi invisibles, il n'y a pas de lampadaires pour l'éclairage de nuit. Renseignez-vous en cours de route en invitant à bord des auto-stoppeurs, c'est un geste gagne-gagne apprécié dans un pays où la rareté du transport est un réel problème quotidien, même pour se rendre au travail.


CIENFUEGOS, 164,000 habitants, est situé au fond d'une des plus jolies baies de la mer des Caraïbes. D'où son titre de "perle des caraïbes". Son centre urbain historique, classé site du patrimoine mondial en 2005, comprend un ensemble d’édifices qui offrent un superbe témoignage de l’architecture néocoloniale. Cienfuegos est la troisième ville cubaine, reconnu par l'Unesco comme patrimoine mondial, après La Havane et Trinidad. Cienfuegos est le premier et l'un des plus remarquables exemples d'ensemble architectural avec un urbanisme ayant des caractéristique d'hygiène et d'ordre, tel que développé en Amérique latine, à partir du XIXe siècle.

Christophe Colomb découvre ce golfe en 1494, l'endroit est alors habité par les Indiens Jagua. La ville fut fondée à l'origine par des immigrés français de Bordeaux et de Louisiane, d'où l'influence française toujours bien présente à Cienfuegos. La ville est nommée Cienfuegos, au nom du gouverneur général cubain de l'époque, José Cienfuegos.



Notre guide et amie Rafaela nous fait visiter l'un des jardins botaniques les plus spectaculaires d'Amérique, situé au sud-est de Cienfuegos. Situé à 14 km du centre-ville, ce jardin botanique - Jardín Botánico Soledad - avec ses 97 hectares, est la plus ancienne institution de son genre sur l'île. Fondé en 1901 par Edwin F. Atkins et son épouse qui avaient créé un centre de recherche dédié à l'amélioration de la canne à sucre.

Aujourd'hui, le jardin possède une grande collection de plantes exotiques tropicales (plus de 2000 espèces) regroupées en 670 genres et 125 familles botaniques. Parmi les collections les plus complètes on trouve des orchidées (plus de 400), des palmiers (plus de 230), des ficus (plus de 65) et des bambous (29).



Arbre femme!



Plus gros que soi.



L'amie Rafaela et le gars des vues.



Le Boulet de canon (Couroupita guianensis) est un arbre à feuillage persistant de la même famille que le noyer d'Amazonie, originaire du nord d'Amérique du Sud, d'Amérique tropicale et du sud des Caraïbes.



Mariposa.



Visitez le centre culturel qui loge dans l’ancien Palacio Ferrer et qui héberge désormais des activités para-scolaires pour les étudiants locaux, comme la danse et la musique.



Un beau souvenir, honoré d'une prestation privée mémorable.

 

Scène de rue à Cienfuegos.



L'oeil de la baie de Cienfuegos.

GUAMA

GUAMA, se trouve  dans la province Matanzas, non loin de la baie des cochons, à l'intérieur du parc national de la péninsule de Zapata, sur la mer des Caraïbes. C'est la zone humide la plus grande des Caraîbes, située à 177km de La Havane. Guamá, un autochtone (mort en 1532, fut trahi et assassiné par son frère, Oliguama), Guama était un chef rebelle du peuple des indiensTaînos ayant conduit la rébellion contre les colonisateurs espagnols.

Accessible qu'en petit bateau moteur dans les passages étroits, les marécages de la Laguna Del Tresoro nous a fait voir de nombreux aigles en action. Nous y retrouvons aussi l'alligator cubain.


Une belle prise dans la Laguna del tresoro.



Reconstitution d'un village autochtone traditionnel.

MANACA IZNAGA (Valle De Los Ingenios))


Depuis Trinidad, prendre le train à vapeur au travers la vallée des ingénieurs, (Valle de los Ingenios), sur 12km, jusqu'à Manaca Iznaga, un des centres de production de sucre de canne les plus importants au monde, au 18e et 19e siècle. Jusqu'à 30,000 esclaves furent employés par les espagnols à cet époque, jusqu'à l'abolition de l'esclavage par les espagnols en 1820.  Les espagnols introduisirent la canne à sucre en 1512. Cette industrie qui va enrichir Trinidad et les alentours.



Les espagnols introduisent la canne à sucre en 1512, ce qui va enrichir Trinidad et les alentours. Trinidad est relié à Manaca Iznaga par train depuis la fin de la décennie 1880. Le train touristique à vapeur tire deux ou trois wagons. Il fut construit à Philadelphie en 1907.



Rendu à bon port de justesse à Manaca Iznaga. Le train est en panne. Nous regagnerons Trinidad en taxi, après notre visite par une journée chaude et ensoleillée.

Le repos, en attendant le retour du train vers Trinidad qui n'aura pas lieu cette journée-là.


El Valle de los Ingenios, au pied du massif de l'Escambray, fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988.



La tour Manaca-Iznaga, construite en 1816, elle mesure 45 m de haut et les cloches marquaient autrefois le début et la fin la longue journée de travail dans les plantations et usines de la vallée des Ingénieurs. Elle servait également à repérer les esclaves qui tentaient de fuir leur misérable condition.



La cloche ne sonne plus pour rappeler les esclaves au travail dans les plantations de cannes à sucre.


Vue depuis le sommet de la tour Manaca Iznaga à 45 mètres.



Jugo de cana. Jus de canne à sucre.



Le moyen de transport collectif quotidien.



La fin du voyage c'est le début du prochain...Et l'aventure continue...

CUBA autrement:

http://daniellaurin.blogspot.ca/2014/02/cuba-jibacoa-la-havane-matanzas-santa.html

"On voyage autour du monde à la recherche de quelque chose et on rentre chez soi pour le trouver."
George Moore, romancier, poète, dramaturge irlandais ( 1852-1933 ) 

Merci de votre visite. Revenez pour un autre voyage virtuel et gratuit. Je continue d'alimenter ce blogue régulièrement avec de nouvelles destinations. 

Commentaires, idées, suggestions? C'est à votre tour =

5 commentaires:

  1. MAGNIFIQUE photos!quelles expressions sur ces visages cubains,de toute beauté.Merci a vous pour ces quelques lignes qui donnent vraiment envie d'y etre.Nous partons dans 1 mois.....merci le gars des vues!

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    1. Merci à vous pour vos bons mots. Vous m'encouragez à continuer de faire voyager mes visiteurs et donner le goût de partir. Bon voyage!

      Le gars des vues

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  2. Wow! Quelles belles photos empreintes d'authenticité, de couleurs et de tout ce qui fait le charme de Cuba et des cubains! :) Vos commentaires m'ont fait sourire. C'est l'fun de voir qu'il y a d'autres gens qui partagent le même amour pour ce peule et ce pays. Merci pour ce beau moment que vous venez de me faire vivre. :)

    Une fille qui a aimé contempler les vues du gars :)

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    1. "Les vues du gars" j'adore l'expression, :-) c'est super cool. Je retiens l'idée. Merci pour votre visite et votre appréciation.

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  3. salut mon ami très bien ton descriptif de histoire de Cuba,tu aurais pu inclure le poème du paysan en lien avec sa photo ça aurait été super cool,hihi,puisque tu en parle,je vais prendre des notes sur les place a visiter,merci.

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